mardi 8 avril 2014

Salutations de Valencia!

Nous sommes déjà installés dans cette ville méditerranéenne où nous avons été accueillis par les très chaleureux Petits Chanteurs de Valence, chaleur bienvenue en cette soirée un peu plus fraîche (surtout en comparant avec l'après-midi à Madrid qui était presque chaud; je vous ménage un peu ici chers Québécois...) Mais tôt ou tard, vos choristes préférées vous diront les vraies affaires, nous allons d'ailleurs tous nous dire, collectivement, pour les quatre prochaines années, les vraies affaires (eh oui, nous sommes au courant). Les filles étaient d'avis partagés dans l'autobus vers Valencia, leurs guides accompagnateurs étaient relativement du même avis. Mais je m'arrête là, je digresse...

Nous avons donc quitté, pas trop tôt ce matin, l'auberge de jeunesse où nous logions. Après avoir déposé nos bagages dans l'autobus, nous sommes partis à pied pour saisir l'essence même de la ville, ses pulsations (c'est souvent la meilleure façon). Les immeubles sont majestueux, splendides. Les places immenses, les artères bondées, c'est une ville qui bouge. Le soleil est encore une fois au rendez-vous mais les filles se sont protégées, du moins c'est ce qu'elles disent; nous en aurons le coeur net demain matin.

Pasteur Philippe, très bien assisté de sa consoeur Michelle, mène ses brebis au fil des détours de ces belles rues, jusqu'au parc du Retiro. Ces grands espaces de jeux d'une monarchie passée nous servirons d'endroit de détente et de dîner (voir quelques photos), en attendant notre visite du Museo del Prado, prévue pour 14h.

Au Prado, nous avons eu deux pleines heures pour admirer, entre autres, les plus beaux chefs-d'oeuvre des peintres espagnols de la Renaissance. Velasquez, Murillo, Goya, pour ne nommer que les principaux. De jeunes yeux s'ouvrent lentement à autre chose... Quelle chance elles ont! Le réalisent-elles? À quelque part, elles s'imprègnent toutes de quelque chose, à leur façon, à leur rythme, rien n'est perdu. Espace-temps suspendu pour quelques instants magiques... Mais la brutale réalité nous frappe à nouveau. Retour sur le plancher des vaches (ou des taureaux...): départ pour Valencia. Comme promis, j'en ai profité pour prendre en photo Domingos, notre chauffeur portugais très sympathique (il a mis à disposition des bouteilles d'eau dans l'autobus, que l'on peut déguster contre un Euro). Ce geste est très apprécié par cette température.

Environ quatre heures ont été nécessaires sur la "autovia del este" (l'équivalent de la 10 chez nous) pour rejoindre Valencia. La ville est beaucoup plus petite que Madrid mais on y sent une belle effervescence. Plus de palmiers, il paraît qu'il faisait trente-cinq degrés en fin de semaine... ouf...début avril... Mais ce n'est pas le cas ce soir, ça tourne autour de vingt degrés, juste parfait. Les gens sont là à nous attendre, tout sourires. Les premiers contacts sont simples et chaleureux. Christine nous accueille avec un français impeccable: "Bon après-midi", nous dit-elle?!? C'est qu'il est 20h45, lui a-t-on fait remarquer. "Oui mais vous savez, en Espagne, l'après-midi commence vers 18h et tout le reste est décalé". Nous sommes compréhensifs et dociles, nous sommes presque Espagnols... Et puis nous de demander à Christine: tu parles français à Valence? "Eh bien, quatorze ans de Lycée français, faut bien que ça serve à quelque chose...", nous répond-elle. C'est l'évidence.

Christine est en rose et discute avec Philippe,
Carmina se tient à sa gauche.
Répartition rapide et efficace de nos choristes préférées dans les famille valenciennes, avec l'aide de Carmina, la directrice du choeur sénior, dans le sourire et la bonne humeur. Les contacts sont déjà établis, des complicités se dessinent déjà. Trois jours très prometteurs...

Demain, destination-concert: Alcoi, en soirée. Répétition et plage entre temps, si possible.

François









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